Photos ©Alex Peuch

Boys don’t cry, c’est deux chorégraphes : Hervé Koubi et Fayçal Hamlat. C’est aussi 7 danseurs qui se réunissent autour de la théorie du genre dans un ballet hybride qui mêle danse et textes. 

Du foot au basket en passant par le judo, Hervé et Fayçal s’attaquent ici à une question universelle mais surtout à une histoire personnelle. 

Tout de blanc vêtus, les danseurs s’expriment à travers le mouvement (mêlant une fois encore culture hip-hop et danse contemporaine) et nous parlent d’eux : 

« Je déteste le football », 

« ma mère… », 

« je crois t’avoir déçu, papa », « …la savate, elle vous rattrape toujours », 

« j’aurais adoré être un marin »… 

Boys don’t cry

Nous avons eu la chance de suivre ce spectacle depuis les résidences de création jusqu’au soir de la première. Au départ conçue pour le jeune public, nous pensons que la pièce s’adresse tout autant aux enfants qu’aux adultes, tant le message est fort et l’interprétation juste. 

Inspiré des Suprêmes (2008), Boys don’t cry est un show épuré qui vous touche droit au coeur. 

Vous ne pouvez en sortir indifférent : vous aurez ri, souri, pleuré aussi. 

Au sein de la compagnie, chaque spectacle est une vraie collaboration entre le(s) chorégraphes et les danseurs : au final la pièce reflète chaque personnalité au service de la création commune, et c’est ce qui fait sa force. 

Un regard tendre et nostalgique sur une enfance empreinte d’une société où la voie prédestinée n’est pas toujours celle désirée. Une danse pour soi, une ode à la famille, une déclaration du coeur, une compréhension d’amour. 

Boys don’t cry est une pièce construite sur la base d’un texte, autour d’une partie de foot improbable, terrain de jeu et de danse, écrite spécialement par l’écrivain Chantal Thomas.

Il s’agit d’une réflexion à la fois nostalgique, drôle et tendre sur ce que c’est que de danser quand on est un garçon, qui plus est quand on vient d’Afrique du Nord et d’un monde arabe. Hervé Koubi et Fayçal Hamlat co-signent et souhaitent tordre le cou à certains clichés d’une théorie du genre où ce serait « couture pour les filles et foot pour les garçons ».